lundi, 29 avril 2013

Mon article paru le 27.06.2008 dans - Actualité sociale

Oyé Oyé Bonnes Gens, faisons ensemble acte de conscience!
 
A l'image d'un crieur public, j'annonce l'arrivée toute récente d'une création littéraire qui nous concerne tous > Société > Débats > Science Humaine > Education

Je ressors de l'ombre pour partager mon coup de cœur d'éducateur. Je nous questionnais, dans cette même revue voici un an déjà en ces termes : Finalement, c'est quoi le social? Il devient quoi? Va-t'on enfin tenter de faire avancer le schmilblick?
Mon intension était de vous inviter à découvrir "Lettre à un ami analphabète" de l'auteur Bocampe.

Depuis, il a reçu de nos voisins français le Prix Regards SOLEIL « récompensant un livre qui apporte le soleil au cœur qui traite d'un sujet sensible, quelques fois empli de souffrances, mais humain. Il doit être traité dans le seul but de donner aux autres sa passion, sa volonté ou sa force ».
En lien direct avec cette annonce, je vous livre une confidence : Bocampe avait une larme aux yeux de voir que ses confrères français l'avaient compris ... Et nous donc, Suisses romands, travailleurs sociaux de tous bords, quelle quittance avons-nous donné à ces expressions fortes et sensibles? Bousculés ou pas dans notre chair, qu'a-t-on entrepris individuellement ou en groupe pour faire avancer le "schmilblick-social"?
 
Même si, humblement et que peu littéraire mon action peut être prise pour de l'esbroufe, j'ai l'espoir que … le futur ne soit pas déjà du passé … interrogation du jour :- Comment jeunes et moins jeunes dans ce "monde social" peut-on puiser, dans les réalités de notre vécu, le courage de se sortir de notre mutisme, d'en parler, de le partager avec d'autres citoyens-payeurs, d'y réagir et de mobiliser des énergies pour défendre ensemble la cause des "êtres différents"?

Mai 68 et mai 08. ça peut paraître ringard que de réveiller cet événement, mais on ne peut nier l'ampleur de ce mouvement printanier d'il y a 40 ans …
Donc, pourquoi pas ce printemps-ci, ne pourrait-il pas aussi nous stimuler à des revendications "à la reconnaissance" – "en exprimant ouvertement les manques" ? Laissons-nous guider par le printemps qui favorise le bourgeonnement, la floraison, le réveil. Notre sève de vie nouvelle est à utiliser, non ?  
D'ailleurs, quel sera l'écho de cette journée printanière du 19 avril surtout nationale, de portes ouvertes, INSOS ? Tout est beau ? Tout le monde il est gentil ? 
 
Avant qu'il soit trop tard, je tente de vous inviter à défendre cette minorité que nous connaissons mieux que quiconque. C'est pour cela que je choisis d'être "un relayeur portant la flamme Bocamptesque".
J'ai tenté un tant soit peu de soutenir Bocampe à mettre le paquet, poésie, amour et tout le tintsoin … à retremper sa plume dans l'encrier, et à dessein de provoquer la conscientisation, la suggestion d'actions …
On ne peut pas assister passivement au non-respect des droits de l'homme dans "notre pays social". On ne sauvera peut être pas le monde, nos clients ou nos professions, mais on se doit de montrer notre soutien à de telles causes.
 
Morbleu! Je sens nous arriver comme un “guet-apens" genre machination perfidement administrativo-judiciairo-économico-deshumanisante. Alors avant tout, sur ce grand terrain, qui sortira enfin un carton rouge? Qui se lèvera droit debout sur ses deux jambes en réponse aux royaux coups-de-boule de certains
 
Travailleur social en manque
 
Dans cette cent huitantaine de pages, j'y ai trouvé un courant d'idées permettant certainement d'en développer, d'en approfondir beaucoup d'autres, reçues sur le handicap, ainsi qu'à bousculer une politique de moins en moins soucieuse du bien-être des personnes déficientes et de nos professions sociales. J'ai aussi lu l'invite à s'inscrire dans différents réseaux et je rajoute des synonymes tels qu'entrer, intervenir, participer, s'ingérer, s'infiltrer, s'insinuer, s'introduire dans une phase de réflexion suivie d'actions. 
 
Au nom de ces "humains institutionnalisés" que défend ardemment Bocampe, ne laissons pas nos pensées et envies mourir sous la pression de diverses puissances réductrices ou dévalorisantes. A ce propos et en son temps j'avais parlé d'un virus : d'un Cancer Social! Vouloir s'en sortir et le contrer n'est pas chose aisée, j'en conviens, mais … déjà grand merci aux cinq contributeurs alliant leurs plumes à la main, pour défendre idées et convictions propres, montrant l'exemple démocratique qu'il existe une panoplie d'actions militantes.
 
Ne peut-on sérieusement considérer que, s’il est quelque chose qui, dans ce pays du social compromet l’honneur et la considération de ces "personnes différentes", c’est bien le fait, pour "certains" d’avoir précisément foulé aux pieds le droit social? Ou est-ce le fait d'avoir osé le dire? Est-ce fondamentalement diffamatoire que d'être transparent à l'égard de ce qui se vit vraiment tous les jours dans nos secteurs?
 
Finalement, n'aurions-nous pas tous au fond de nous, choisi d'œuvrer dans le social pour promouvoir le changement social? Alors, revisitons quelques instants par cette nouvelle lecture notre envie de nous impliquer et ne laissons pas tarir notre "zèle ardent" dont chacun fait preuve tous les matins que nous donne la vie en accompagnant "ces personnes différentes". 
Une hypothèse d'action pourrait être de s'inscrire, le 21 novembre prochain, à la journée de travail sur le thème "Travail social en mutation" à Soleure, Informations sous: www.avenirsocial.ch
 
Au nom d'un "renouveau", à bon entendeur, salut.

Travailleur social en manque
GENRE : science humaine
Prix : 35.- CHF (22 euros) port compris
www.escarboucle.ch